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Le téléphérique Dorénaz – Alesse – Champex (DAC) est une infrastructure de transport public du Bas-Valais, reliant la plaine du Rhône à 450 mètres d’altitude aux hameaux de montagne perchés à 1 123 mètres. Cette installation historique permet aux habitants et aux visiteurs d’atteindre le plateau de Champex d’Alesse en seulement sept minutes de trajet, offrant au passage un panorama spectaculaire sur la vallée. Entièrement automatique et fonctionnant quotidiennement à des intervalles réguliers d’environ 30 minutes, la ligne propose également un arrêt intermédiaire à Alesse qui s’effectue uniquement sur demande.
La magnifique vue sur la vallée du Rhône et les Dents du Midi depuis la station supérieure de Champex.

Parfaitement intégré au réseau national des transports suisses, ce téléphérique applique l’ensemble de la tarification officielle, rendant son accès très avantageux pour les usagers. Les voyageurs peuvent ainsi utiliser leur abonnement général (AG), leur abonnement demi-tarif ou leurs cartes journalières pour emprunter les cabines de 10 places. L’achat des billets s’effectue en toute simplicité directement aux automates de la station aval de Dorénaz ou via l’application mobile des CFF. Il convient toutefois de noter qu’une fermeture pour révision mensuelle a lieu le premier jeudi de chaque mois, journée durant laquelle un service de bus de remplacement prend le relais par la route.
La station inférieure à Dorénaz, dans la vallée du Rhône.

À l’arrivée, la station supérieure de Champex d’Alesse s’ouvre sur un véritable paradis pour les amateurs d’activités en plein air et de nature. C’est le point de départ idéal pour de nombreuses randonnées pédestres panoramiques, des sorties en raquettes à neige en hiver, ou encore des parcours de VTT, les vélos pouvant être facilement transportés à l’extérieur des cabines.
Une vidéo courte sur le téléphérique de Dorénaz. (Cliquez sur le titre pour le mode plein écran)
La commune de Dorénaz se situe en plaine à 450 mètres d’altitude, nichée au pied d’une impressionnante falaise rocheuse sur la rive droite du Rhône. Ce village valaisan s’étend depuis le fond de la vallée jusqu’aux sommets, offrant un paysage contrasté marqué par une nature préservée et des parois de grimpe réputées.

C’est au cœur de cette localité, à la rue des Ardoisières, que se trouve la station inférieure du téléphérique. Adossé à la montagne, ce bâtiment utilitaire joue un rôle technique capital puisqu’il s’agit de la gare motrice de l’installation, abritant le moteur électrique principal qui actionne le câble. La station intègre la caisse pour l’achat des titres de transport et propose des infrastructures entièrement adaptées aux personnes en fauteuil roulant.
Pour les visiteurs, la gare aval est particulièrement facile d’accès. Elle se situe juste devant l’arrêt de bus officiel, ce qui permet de l’atteindre rapidement en transports publics depuis les gares ferroviaires de Martigny ou d’Evionnaz. Pour les automobilistes, un grand parking gratuit est disponible directement sur place, à condition de demander une vignette de stationnement obligatoire auprès du personnel de la station avant d’embarquer.
Les photos du trajet en téléphérique entre Dorénaz et Alesse.
La jolie vue sur la vallée du Rhône.

Le village de Dorénaz. En arrière-plan, la fameuse cascade de la Pissevache.

La vue sur la vallée du Rhône en direction de Martigny. En arrière-plan, Roc Blanc.

La vallée du Rhône en direction du Léman. En arrière-plan, le resserrement de la région de Saint-Maurice.

La station intermédiaire d’Alesse présente une configuration technique et géographique tout à fait insolite au sein du réseau de transport.
La station intermédiaire d’Alesse. Photo : lenouvelliste.fr

Située à environ 900 mètres d’altitude, cette halte n’est pas une gare au sol traditionnelle, mais est directement intégrée sur une structure aérienne. Elle est aménagée sous la forme d’une estacade métallique fixée au pylône numéro 3 de la ligne du téléphérique. Cette plateforme suspendue dans le vide permet aux passagers de descendre ou d’embarquer à flanc de falaise pour rejoindre le hameau d’Alesse, accroché à la montagne juste en dessous.
Photo : remontees-mecaniques.net

En raison de sa position aérienne très particulière, la station d’Alesse est la seule halte du parcours à ne pas être accessible aux personnes en fauteuil roulant. Le fonctionnement de cet arrêt intermédiaire est également spécifique : l’arrêt des cabines s’effectue uniquement sur demande des usagers. Si personne ne signale son intention d’entrer ou de sortir, la benne poursuit sa course directement entre la plaine de Dorénaz et le sommet de Champex.
La station d’Alesse depuis le téléphérique côté amont.

La station d’Alesse depuis le téléphérique côté aval.

Le trajet entre Alesse et Champex.
3,
La station supérieure de Champex constitue le point culminant de la ligne du téléphérique, perchée à 1 116 mètres d’altitude à l’entrée du hameau. Contrairement à la station de plaine, cette gare amont joue un rôle passif sur le plan de la motorisation puisqu’elle abrite le système de tension des câbles, assurant la stabilité des cabines face aux vents et au relief escarpé. Le bâtiment est entièrement accessible pour les personnes à mobilité réduite, leur permettant de franchir sans obstacle le seuil entre le quai de la benne et la terre ferme.
Dès la sortie de la station, les visiteurs accèdent directement aux habitations du village et à un magnifique panorama sur les sommets environnants du flanc ouest de la vallée du Rhône. Les infrastructures entourant la gare facilitent le tourisme de passage avec la présence d’espaces de pique-nique et le départ immédiat de nombreux sentiers de randonnée pédestre.
Le magnifique zoom avec les Dents du Midi sur la gauche.

La benne à la station de Champex.

La vue depuis Champex.
La vue direction nord-est en direction de la “Tête du Portail”.

La petite place de jeux à côté du téléphérique.

La magnifique vue sur la cascade de la Pissevache au niveau de la vallée du Rhône.

La vue sur la cascade de la Pissevache.

La vue direction sud-ouest depuis Champex. La Breya au-dessus de Champex-Lac.

La vue direction ouest depuis Champex. Le Luisin, la Tour Sallière, la Cime de l’Est des Dents du Midi.

La vue direction nord-ouest depuis Champex. La Cime de l’Est, la Grande Jumelle.

Plusieurs balades sont possibles à partir de Champex d’Alesse.
Un panneau indicateur qui indique les différents lieux atteignables à pied. Il est possible de redescendre à pied à Dorénaz en un peu plus d’une heure.

Au niveau du téléphérique, un panneau indique si la buvette La Giétaz est ouverte. Il faut compter environ 1 h à 1 h 15 de marche pour monter directement à la buvette depuis l’arrivée du téléphérique à Champex d’Alesse. Pour le retour, la descente directe jusqu’au téléphérique prend environ 30 à 45 minutes.
Depuis le téléphérique, le sentier grimpe de manière continue sur 2 km. On passe de 1 124 m d’altitude (station supérieure) à 1 350 m d’altitude (secteur de la Giette).
Le panneau qui indique si la buvette La Giétaz est ouverte.

Le portail de Fully qui peut être atteint en 3 heures et demie depuis Champex. Photo : pinterest.ch

L’histoire du téléphérique Dorénaz-Alesse-Champex est intimement liée à la survie économique des communautés de montagne du Bas-Valais. À l’origine, dès la fin du dix-neuvième siècle, les premiers câbles de la région servent uniquement au transport industriel pour l’exploitation des mines locales d’anthracite et d’ardoise.
Au milieu du vingtième siècle, la fermeture de ces mines et l’absence de route moderne provoquent un exode rural massif dans les hameaux d’Alesse et de Champex. Pour stopper l’abandon de ces villages, la commune de Dorénaz lance en 1956 la construction d’un téléphérique de transport public. Inaugurée en 1958 par le constructeur suisse Küpfer, cette liaison par câble permet enfin de relier la plaine à la montagne en quelques minutes, remplaçant les longs trajets pédestres.
Des vélos transportés sous une benne.

Trente ans plus tard, en 1988, l’installation subit une modernisation majeure avec la mise en place de nouvelles cabines de dix places construites par l’entreprise Métalléger.
L’année 2025 marque un tournant historique avec la reprise de l’exploitation par la société Alplift SA, une entité créée pour pérenniser les téléphériques régionaux du canton. En mars 2026, les citoyens de Dorénaz valident à la quasi-unanimité la cession des infrastructures à Alplift SA pour un franc symbolique, ouvrant la voie à une rénovation complète de huit millions de francs financée en grande partie par l’État du Valais.
Un dessin de la benne du DAC (téléphérique Dorénaz-Alesse-Champex).

Une vidéo sur le téléphérique.
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