
Sommaire
📸 Suivez-nous sur Instagram
▶️ Consultez nos vidéos sur Youtube
🚀 Aidez-nous avec une évaluation Google

Le barrage de la Grande Dixence est l’un des ouvrages hydroélectriques les plus impressionnants au monde. Situé dans le val d’Hérémence, en Valais, il est surtout connu pour être le plus haut barrage-poids du monde, avec une hauteur d’environ 285 mètres.
Construit entre les années 1950 et 1960, il retient les eaux de plusieurs glaciers et rivières alpines, formant le lac des Dix, un vaste lac artificiel niché au cœur d’un paysage de haute montagne. Ce lac constitue une réserve d’eau essentielle pour la production d’électricité en Suisse.
Le pied du barrage de la Grande Dixence dans la commune d’Heremence.

Le barrage lui-même est une structure massive en béton, dont la taille impressionne autant par sa hauteur que par son volume. Il est possible de s’en approcher à pied et même de monter sur sa crête avec un petit téléphérique, offrant une vue spectaculaire sur le lac et les sommets environnants.
Le lac des Dix, situé à plus de 2 300 mètres d’altitude, est entouré de montagnes et de glaciers. Il est accessible par des sentiers de randonnée et constitue un point de départ pour de nombreuses excursions alpines.
Le barrage de la Grande-Dixence et le lac des Dix. Photo : Wikipédia

Le site propose également des visites guidées à l’intérieur du barrage, permettant de découvrir son fonctionnement et son importance dans le réseau énergétique suisse.
En arrivant au giratoire sous le barrage de la Grande Dixence après le petit tunnel, plusieurs parkings sont disponibles:
Le barrage est desservi en été depuis Sion par les cars de l’entreprise Theytaz.
La zone d’accueil comprend 6 bâtiments en dessous du barrage dans la zone dite du “Chargeur“.
Le restaurant et hôtel “le Ritz” est l’ancien hébergement utilisé par les ouvriers qui construisent le barrage de la Grande Dixence dans les années 1950. Il est aujourd’hui recyclé en un hôtel de 60 chambres pour un prix de 70 à 130 francs environ la nuit par personne et un restaurant avec une salle à manger d’environ 70 places.
L’hôtel du barrage de la Grande-Dixence

La réception permet d’acheter son billet pour la visite guidée à l’intérieur du barrage ainsi qu’un billet combiné visite du barrage de la Grande Dixence et téléphérique. C’est aussi un point d’information et le rendez-vous du départ de la visite guidée.
La réception pour la visite du barrage.

La boutique souvenir propose des cartes postales et divers bibelots pour les touristes.
Le pavillon d’exposition propose une petite exposition montrant des objets utilisés pour la construction du barrage de la Grande Dixence, quelques panneaux d’informations et un film d’époque de Jean-Luc Godard, “Opération Béton”.
Le film “Opération béton” (mauvais qualité de son).
La station inférieure du téléphérique permet de rejoindre sans effort le sommet du barrage de la Grande Dixence. Voir la section barrage -> téléphérique pour plus d’informations.
La station inférieure du téléphérique.

À côté des tables extérieures de l’hôtel du barrage se trouve une belle place de pique-nique avec tables, chaises et parasols.
Les visites sont ouvertes de mi-juin à fin septembre. La visite seule coûte 10 francs pour un adulte et 6 francs pour un enfant. Le billet combiné avec le téléphérique est vivement recommandé par la Torpille, il permet d’accéder au couronnement du barrage de la Grande Dixence en s’évitant la longue montée. Il coûte 15 francs pour un adulte et 8 pour un enfant.
La visite dure entre 1 heure et 1 heure et quart et a lieu plusieurs fois par jour. Le point de rendez-vous du début de la visite est la réception. La Grande Dixence est le seul barrage où il n’y a pas besoin de prendre rendez-vous pour la visite, toutefois, nous vous recommandons de réserver si vous êtes un groupe de plus de 10 personnes. Et finalement, ne pas oublier un bon pull puisque la température dans le barrage est de 6 degrés.
La visite guidée commence par la montée à pied pour rejoindre la chapelle Saint-Jean construite pour les ouvriers au début des années 1950.
La chapelle Saint-Jean sous le barrage.

On continue à monter jusqu’à une galerie souterraine permettant de voir la conduite forcée menant à l’usine électrique du Bieudron avec sa vanne papillon permettant de bloquer la conduite à l’aide d’un disque pivotant. La galerie expose des panneaux d’informations sur le barrage qui sont commentés par le guide.
Les panneaux d’information dans une galerie avant l’entrée dans le barrage.

On entre ensuite directement à l’intérieur du barrage par un escalier métallique pour parcourir d’étroites galeries éclairées par des lumières de différentes couleurs et contre lesquelles sont projetés quelques chiffres clefs du barrage. Puis, on emprunte un très raide escaliers avec de marches de 50 centimètres de hauteur pour se retrouver dans l’intérieur du rocher à côté du barrage. Lors de la montée des escaliers, on peut voir des torrents d’eau ruisseler dans le barrage en raison de l’infiltration tout à fait contrôlée d’eau entre la roche le béton du barrage.
Arrivé dans un espace dans le rocher, un extrait du film “Opération Béton” est projeté. Il a été modifié en intégrant les chiffres clefs du barrages.
Le film sur la construction du barrage.

Dans la galerie à la suite de la projection du film se trouve des vues d’avion de toutes les retenues de l’immense complexe de la grande Dixence avec ses barrages et stations de pompage. Voir la section plus bas “usines électriques”.
L’exposition sur l’énergie présente divers aspects liés aux consommations et production électriques sur les murs d’une galerie étroite juste avant la sortie.
Ouvert de mi-juin à mi-octobre, le téléphérique relie la zone d’accueil (2175 mètres) au couronnement du barrage de la Grande Dixence (2375 mètres). Il est long de 640 mètres et le trajet dure 4 minutes.
L’arrivée du télécabine à hauteur du sommet du barrage.

Long de 700 mètres pour une largeur de 15 mètres, le couronnement du barrage permet d’observer le lac de Dix avec les montagnes qui l’entourent et de l’autre côté le val d’Hérémance.
Le barrage depuis le télécabine.

Le bar “les choucas” propose quelques petites restaurations et boissons à côté de la gare supérieur du téléphérique.
Longue de 700 mètres, c’est une des plus longues tyroliennes de Suisse. Elle part du couronnement du barrage à l’extrémité opposée à la gare du téléphérique et longe le mur du barrage de la Grande Dixence coté aval et se termine sous les fils du téléphérique, à mi-parcours.
La tyrolienne longue de 700 mètres qui part depuis l’extrémité Est du barrage de la Grande Dixence.

Le sentier des bouquetins permet de faire une magnifique boucle autour du Mont Blava. Le sentier part de la gare du téléphérique et commence par longer le côté ouest du lac en direction du fond du val des Dix. Il grimpe au col des Roux, passe par la cabane de Pra-Fleuri et finalement revient au téléphérique.
Un panneau indicateur au début du sentier des bouquetins.

La boucle depuis le sommet de la télécabine. Temps : 4 heures ; Dénivelé positif : 780 m ; Longueur : 11 km. Photo : Outdooractive

Le circuit dessiné sur une carte.

Le barrage de la Grande Dixence est situé au fond de la vallée d’Hérémance, vallée latérale à hauteur de Sion dans le Valais. Il est le successeur du barrage de la Dixence, construit légèrement en amont et mis en service en 1935. Lorsque la retenue d’eau qui forme le lac des Dix est basse, l’ancien barrage est visible comme sur cette photo de notrehistoire.ch.
Le barrage de la Dixence avait une forme arquée mais pas les caractéristiques d’un barrage voute comme celui de Mauvoisin, Emosson ou de Monstalvens mais celles d’un barrage poids. Il avait les caractéristiques remarquables suivantes :
L’ancien barrage de la Dixence au premier plan et le barrage de la Grande Dixence. Photo: i.ytimg.com

Le projet de construction de la Grande-Dixence commence en 1942 et la construction dure de 1953 à 1961. En 1968, toutes les infrastructures permettant la production maximale sont construites.
Environ 3000 ouvriers travaillent sur le barrage, venant des vallées environnantes, des autres cantons suisses mais aussi d’Italie. Ces derniers travaillaient souvent dans des conditions précaires et même non déclarés, à tel point que le nombre de décès exact pendant la construction du barrage est inconnu.
Toutes les cimenteries de Suisse travaillaient pour le barrage tandis que la roche nécessaire au béton est prise sur place. Un téléphérique amène le ciment depuis la plaine jusqu’au barrage. Il est démantelé après la construction du barrage.
La route menant depuis Sion au barrage emprunte le val d’Hérens, puis le val d’Hérémance par une route en très bon état. C’est d’ailleurs la construction du barrage et des infrastructures liées dans les autres vallées qui permit de désenclaver ces régions.
Tambour magnétique exposé au musée des sciences de la terre à Martigny qui servi à récupérer la magnétite des sables à béton de la Grande Dixence.

Le barrage de la Grande Dixence est un barrage de type “Poids” où le barrage seul s’oppose à la force de l’eau, il est le plus haut du monde dans sa catégorie et est resté pendant de nombreuses années le plus haut du monde toute catégorie. Il est d’autant plus remarquable qu’il est construit dans les années 1950 contrairement à ses homologues mondiaux construits souvent après les années 2000 et donc avec des moyens technologiques bien plus avancées. Voici quelques chiffres marquants du barrage de la Grande Dixence : (Voir tous les détails)
Les deux plus grands barrages de Suisse, le barrage de la Grande Dixence de type “poids” et le barrage de Mauvoisin de type “voute”.


Le barrage de la Grande Dixence est situé à une haute altitude, 2360 pour son couronnement, ce qui a pour désavantage de limiter fortement son bassin versant naturel. Pour remplir l’immense réservoir du lac des Dix et ses 400 millions de m³, le bassin versant est augmenté à une immense zone de 400 km² grâce à un réseau de collecteurs unique au monde.
Les eaux sont pompées dans le fond des vallées jusqu’à Zermatt par 4 stations de pompage qui pompent les eaux dans le collecteur principal de la Grande Dixence qui part à hauteur de Zermatt jusqu’au lac des Dix en pente douce. Un véhicule peut circuler dans ce collecteur long de 40km environ et l’hiver aucune eau n’y coule en raison de l’absence de la fonte des neiges. Les 4 stations de pompage sont Z’mutt, Stafel, situées au fond du Mattertal après Zermatt, ainsi que Ferpècle et Arolla au fond du val d’Hérens. Le total des eaux pompées en été est de 350 millions de m³ d’eau tandis que le total des galeries d’amenée d’eau vers le lac des Dix atteint les 100 km collectant les eaux de 35 glaciers pour 75 prises d’eau. À noter que la station de pompage de Z’mutt est constituée d’un barrage de 74 mètres de hauteur.
Un autre barrage, au nord-ouest, le barrage de Cleuson retient 20 millions de m³ d’eau. L’eau du barrage est pompée dans la Grande-Dixence. Ce barrage est situé au fond du val de Nendaz au pied du Mont-Fort et du Mont-Gelé.
L’eau du barrage de la Grande Dixence contenue dans le lac des Dix est au plus bas en avril quand il atteint moins de 10% du volume maximal et généralement au plus haut en septembre. Une webcam permet d’avoir une vue sur le barrage ainsi que des statistiques en temps réelle intéressantes sur le volume de la retenue et le débit du collecteur principal.
Les eaux du barrage de la Grande Dixence sont turbinées par 3 usines en aval afin de profiter de la vitesse de l’eau. L’usine de Chandoline datant des années 1930 qui recevait l’eau directement du barrage a été mise hors service en 2013.
Schémas de l’acheminement de l’eau dans le complexe de la Grande Dixence. Schémas Wikimedia.org


Les sorties électriques de la centrale de Fionnay – Gd-Dixence. Sur la droite, le bâtiment administratif.

Très belle image depuis le chemin qui monte au lac de Louvie. Sur la gauche, le bassin de compensation de l’usine de Mauvoisin. Sur la droite, le bassin de compensation de la Grande-Dixence.
Le bassin de compensation de la Grande-Dixence à Fionnay. Sur la gauche, la Dranse de Bagnes se jette dans le bassin.

La grande d’accès à Fionnay avec le mur de soutènement du bassin de compensation de Fionnay – Grande-Dixence.

L’usine de Chandoline avec ses conduites forcées. Cette centrale est mise hors service en 2013.

Les conduites forcées qui descendent à l’usine de Chandoline.

Une vue de la conduite forcée menant à l’usine de Chandoline depuis la colline du château de Tourbillon à Sion. En haut, à droite de l’image, le début de la piste de ski de l’Ours.

Bâtiment administratif des usines de Nendaz et Bieudron.

Les trois roues Pelton sous les caches turquoise dans l’usine souterraine de Bieudron. Photo : Pinterest

Le siège de la société Grande Dixence SA à côté de la gare de Sion. L’actionnaire principal de l’entreprise est EOS.

Le 12 décembre 2000, l’acier de la conduite souterraine menant à l’usine du Bieudron se déchire et libère l’eau sur le flanc de la montagne menant au Rhône. La quantité de terre et de roche emportée par les eaux est telle qu’elle obstrue l’écoulement du Rhône. En 2010, la conduite est réparée et l’usine remise en service. Il aura fallu 10 ans pour que le problème soit élucidé et corrigé.
Une vidéo YouTube retrace les opérations de réparation.
Voir tout les détails techniques du barrage.
Page complète consacrée à l’hydroélectricité en Suisse Romande.
Le film “Opération Béton” de Jean-Luc Godard.
Une vidéo en drone sur le barrage.
Une vidéo de la visite de l’intérieur du barrage.
Activités dans la région d’Hérens
Activités dans le canton du Valais
Barrages en Suisse romande
Tyroliennes en Suisse romande
Lacs du Valais central